
Le dernier attentat perpétré à Jérusalem fait réfléchir sérieusement les responsables des services de sécurité qui se demandent s'ils sont assez vigilants. L'attaque au bulldozer, perpétrée mardi après-midi dans les rues du centre de la capitale, les a incités à penser que les actions menées dans le quartier est de Jérusalem n'étaient pas assez efficaces. C'est en tout cas ce qu'ont conclu dans la soirée les dirigeants du Shin Bet.
Ces derniers estiment en fait que les habitants de ce secteur servent souvent de "plateforme" pour les terroristes cherchant à commettre des attentats à l'intérieur de la Ligne verte. Et cela, pour la simple raison qu'ils possèdent une carte d'identité israélienne qui leur permet l'accès à tous les lieux publics. Les responsables sécuritaires ont indiqué qu'ils avaient noté une augmentation des attaques qualifiées de "populaires" comme par exemple les jets de pierres ou de bouteilles incendiaires ou les agressions à l'arme blanche.
Bien qu'on parle à l'heure actuelle d'actes isolés, de plus en plus d'Arabes de la Vieille Ville de Jérusalem sont arrêtés pour leur participation à des activités terroristes. Entre les années 2001 et 2007, 270 résidents de ce quartier ont été interpellés et au cours du premier semestre 2008, il y a déjà 71 Arabes de Jérusalem Est qui sont sous les verrous pour les mêmes motifs.
Pour le Shin Bet, il n'existe pas aujourd'hui de moyens dissuasifs efficaces, comme par exemple la possibilité de détruire ou de murer la maison d'un terroriste, permettant d'éviter l'accentuation de cette tendance. Ses agents pensent aussi qu'ils devraient pouvoir intervenir davantage dans tous les petits villages arabes, situés dans la périphérie de la capitale, afin d'y arrêter les éléments hostiles et dangereux et d'éviter ainsi un nouvel attentat.