
Après l'importante coupe budgétaire dont ont souffert les allocations familiales, le Trésor prépare le prochain décret de Pharaon. Le ministère des Finances envisage en effet d'annuler la prime de naissance à partir du deuxième enfant. Il y a quelques années, ces primes avaient déjà été sérieusement diminuées.
Le Trésor a également l'intention d'écourter les congés maternité en les faisant passer de 14 à 12 semaines. Il compte le faire dans le cadre d'une législation spéciale concernant les lois annexes de finances devant être soumise prochainement à la Knesset, avec le budget de l'année 2009.
Les députés Guidon Saar (Likoud) et Shelly Yehimovitch (travailliste) ont pris connaissance de ce projet et l'ont dénoncé avec vigueur, en affirmant qu'ils mettraient tout en œuvre pour le faire échouer. Saar et Yehimovitch avaient réussi il y a quelques mois à faire passer une loi augmentant la période des congés maternité.
Le Trésor pour sa part tente de réduire de plusieurs millions de shekels le budget qu'il accorde aux Assurances nationales, qui sont responsables de ces paiements aux nouveaux parents.
La prime de naissance est une allocation unique payée après la naissance de chaque enfant en plus du paiement des congés maladies. La prime de naissance pour un premier enfant est actuellement de 1 489 shekels. A la naissance du deuxième enfant, les parents reçoivent une allocation de 670 shekels. A partir du troisième enfant, les parents ne reçoivent plus que 447 shekels. La femme qui accouche de jumeaux reçoit 7 443 shekels.
Le Trésor envisage donc de se contenter de payer 1 489 shekels à la naissance du premier enfant. Si ce décret est approuvé par la Knesset, les parents de jumeaux recevront l'allocation spéciale s'ils sont leurs premiers. Les parents de jumeaux ayant déjà un enfant n'auront plus droit à cette somme salvatrice qui leur permet d'acheter une poussette double, deux lits, etc.
En mai 2007, il y a tout juste un an, les congés maternité ont été prolongés de deux semaines, grâce à une loi proposée par les députés Saar et Yehimovitch. La période de 12 semaines a été fixée en 1954. Il a fallu un demi siècle pour que la Knesset approuve à 95 voix une loi, dont seules 100 000 femmes ont eu le temps de profiter ! Notons, qu'une autre proposition de loi prévoyant de prolonger les congés maternité de deux semaines supplémentaires (16 semaines) est passée en première lecture à la Knesset début juillet.