Le chef du gouvernement britannique Gordon Brown, qui a entamé dimanche sa visite d'Etat en Israël, a rencontré lundi matin le ministre de la Défense Ehoud Barak, la ministre des Affaires étrangères Tsippi Livni et le chef de l'opposition Binyamin Netanyahou, leader du Likoud.
Après ces entretiens, il a été reçu en fin de matinée, avec tous les honneurs, à la Knesset. Prenant la parole devant les députés, il a tout d'abord adressé ses vœux à Israël à l'occasion du soixantième anniversaire de sa fondation. Il a même prononcé quelques mots en hébreu, déclarant : "Mazal Tov Israël, Shalom Aleichem".
Brown a ensuite affirmé que son pays était un ami sincère d'Israël, soulignant : "Dans les bons moments comme dans les mauvais, nous nous tiendrons à vos côtés tant que vous serez menacés". Et de préciser : "Cette amitié s'appuie sur des valeurs démocratiques, sur la liberté et sur la justice".
Gordon Brown a encore affirmé: "Aucune nation n'a aussi bien réussi en une période aussi courte, et cela, malgré le terrorisme et les guerres. C'est quelque chose de fantastique. Vous avez prouvé que des hommes courageux peuvent réussir".
Brown a toutefois déclaré, dans son allocution, qu'Israël devait arrêter le développement des implantations et a bien sûr prôné l'existence de deux Etats, israélien et palestinien, devant vivre côte-à-côte.
Brown a ensuite annoncé qu'il avait convenu avec le Premier ministre Olmert d'une coopération universitaire entre les deux pays. C'était l'occasion pour Brown de souligner qu'il s'opposait avec véhémence à toute tentative de boycott visant des universitaires israéliens.
Dans son discours, le Premier ministre Ehoud Olmert a déclaré que "les citoyens israéliens n'oubliaient pas que la Grande Bretagne avait été le premier Etat à reconnaître les droits du peuple juif à avoir un foyer national sur sa patrie historique". Il a rappelé l'intervention de Lord Balfour, dont la déclaration a eu une influence sans précédent sur l'avenir du peuple juif sur sa terre.
Olmert a rappelé bien sûr les menaces du nucléaire iranien en soulignant que la Grande Bretagne partageait les vues d'Israël sur la question.