Nadia Matar est née en 1966 à Anvers, au sein d’une famille sioniste.
En 1984, elle monte en Israël à l’âge de 18 ans. C’est à l’université qu’elle rencontrera son mari, originaire des Etats-Unis, qui est pédiatre.
La signature des accords d’Oslo marquent un tournant dans sa vie. Avec sa belle-mère, Ruth, elle rassemble un groupe de femmes pour se battre contre le principe des «territoires en échange de la paix», pour une guerre implacable contre le terrorisme, pour l’expulsion d’Arabes qui agissent d’une manière ou d’une autre contre Israël, elles organisent une pétition contre la création d’un Etat palestinien, …etc.
Nadia Matar n’a pas peur des mots, au contraire et elle sait mieux que quiconque défendre les vrais intérêts d’Israël. Consciente de l’impact des médias sur l’opinion publique, elle va droit au but, sans s’encombrer du "politiquement correct" Ses convictions sont nettes et claires : «Si nous avons le droit de nous installer à Tel-Aviv, nous méritons à plus forte raison de peupler la Judée-Samarie qui est au cœur de la Bible. Les "Palestiniens", eux, ont déjà un Etat, la Jordanie et ceux qui ne veulent pas vivre sous souveraineté israélienne et qui refusent de se soumettre aux lois d’Israël, n’on qu’à y aller»
Son mouvement des "Femmes en vert", porte ce nom en signe de refus au retour d’Israël à la Ligne verte de 1967. Il ne s’est jamais affilié à un parti politique quel qu’il soit. Son slogan : "La Terre d’Israël appartient au Peuple d’Israël, conformément à la Tora d’Israël"
Dès qu’il est question d’Erets Israël, elle est en première ligne, ce qui lui a plusieurs fois valu de passer en justice et de faire quelques séjours en prison.
Elle s’est aussi engagée contre le plan de «séparation unilatérale» Pour elle, il s’est agi d’une trahison et elle n’a pas hésité à accuser l’organisation d’expulsion de Yonatan Bassi d’appliquer une politique de Judenrat : «Yonatan Bassi applique une politique pire que celle du Judenrat. A l’époque il s’agissait de directives imposées à des dirigeants juifs par les nazis et nous ne pouvons les juger aujourd'hui. Mais à l’heure actuelle, sans être menacé, de son plein gré, Bassi coopère à la déportation des Juifs de Goush Katif et du Nord de la Samarie !»
En 2005, lorsque Sharon rendit visite à Bush, elle écrivit : «Les Arabes musulmans constituent une menace réelle et concrète. Ils détestent les Etats-Unis et Israël et leur mode de vie est contraire à la démocratie. Leur conception de ce qui est moral est complètement différente de la nôtre. Si vous ne prenez pas position contre les Arabes dès à présent, vous le regretterez ... Avant que vous ne vous en rendiez compte, les hordes arabes seront à vos portes. Pour eux, pas question de compromis. Les Arabes sont sans pitié... N’attendez pas qu'ils aient l’arme nucléaire, agissez dès maintenant, avant qu'il ne soit trop tard!»
Nadia Matar est mariée à David. Ils ont six enfants et résident à Efrat, dans le Goush Etsion.