La non-agression d'Israël par les pays arabes date de la fin de la guerre de Kippour. Depuis, le seul pays s'étant déclaré prêt à retenter l'expérience de façon directe et à avoir réellement pris des mesures en ce sens, près de vingt ans plus tard, a été l'Irak de Saddam Hussein: avec l'accord de la Jordanie, ses troupes devaient progresser jusqu'à la frontière d'Israël pour mener une guerre frontale. La suite est connue: pour se faire la main, l'Irak agresse et annexe le Koweït et brave l'ultimatum américain.
Sans toutefois nous oublier complètement, puisqu'il nous a envoyé quand même près de quarante missiles de type scud, les fameux "scadim", l'Irak doit faire face à une toute autre guerre, bien différente de celle qu'il avait prévue. Nombreux sont les projets qui sommeillent dans le cœur de l'homme…
Les Etats arabes, structurés et dirigés par des présidents, des gouvernements et des armées, renoncent à s'attaquer à l'Etat d'Israël, et, bien que chacun d'eux soit doté d'une puissance militaire égale à celle des Juifs, et qu'en s'unissant leur force est décuplée, ils préfèrent ne pas prendre de risques: à chacune de ces guerres, le peuple agressé a fait preuve d'une énergie et d'un courage sans précédent, et s'est uni face au danger d'anéantissement.
Il convient de comprendre la raison de la non-agression de l'Etat Hébreu depuis plus de trente-cinq ans par un Etat belligérant. La perte d'une importante quantité de soldats ne les fera pas reculer. Au contraire, par religion interposée, les 'candidats' se laissent convaincre du 'privilège' que représente la mort servant la cause des dictateurs. La "clé" autour du cou distribuée à une chair à canon juvénile pendant la guerre Iran/Irak, investissement réduit davantage par l'utilisation de matière plastique plutôt que de métal, en est une triste illustration plausible. On peut citer aussi les "écoles" de jeunes recrues à l'attentat suicide (avec les 70 vierges de l'au-delà, que les terroristes doivent attendre une fois sur place, les femmes étant un peu plus difficile à recruter) convaincus par une religion fantasmagorique. Le mécontentement du peuple n'est plus à craindre des dictateurs, car il aime mourir, le peuple.
De fait, la tournure des événements a forgé une nouvelle règle, dont l'inconvénient majeur pour la paix consiste à ce qu'elle n'est ni écrite, ni orale, mais juste tangible: le phénomène observé sur le terrain, et plus particulièrement à la suite de la guerre d'indépendance et des six jours, procède d'une libération des terres ou d'une guerre de conquêtes: de toutes les tendances politiques réunies autour des gouvernements qui ont vécu ces tournants de l'histoire, aucune n'avait pour politique de dépasser la limite imposée par le vote des Nations unies de 47, malgré un Ben Gourion bien conscient des frontières de la Nation d'Israël, bien plus éloignées du lieu où elles sont fixées actuellement, ou de reconquérir le Mur Occidental, dont l'accès était resté hermétiquement fermé aux Juifs. La réalité a de loin dépassé toutes les aspirations et toutes les espérances du moment, et la règle suivante a par conséquent été imposée: pour toute attaque ou menace sérieuse des pays arabes contre Israël, le territoire de ce dernier augmentera considérablement et immuablement au détriment des agresseurs. Pour que cette leçon soit définitivement apprise, il a fallu une autre agression de leur par, qui leur en a apporté la confirmation.
Il est regrettable de voir que certains ne se formalisent pas de la reddition du Sinaï, sous prétexte qu'il ne ferait pas partie, selon certains exégètes, de la Terre d'Israël. La paix réelle (pas celle rabâchée par les médias) devant être un objectif primordial, le principe sanctionnant par l'expansion du territoire israélien toute attaque de l'ennemi, devrait servir de base de réflexion, et faire valoir toute conquête, même si certaines terres pourraient ne pas faire partie de notre patrimoine historique, s'abstenir de tergiverser pouvant sauver des vies humaines. Une guerre de récupération des terres, qu'elles fassent partie ou non de la Terre d'Israël historique, serait plus que salutaire.
En dépit du bon sens, un nouveau principe est en train de se substituer au premier, sans le démentir totalement: les Etats souverains devront continuer à afficher une tranquillité de façade, mais ils pourront livrer une guerre mêlant les techniques de guérilla et d'armée de terrain, sous des noms d'emprunt, comme Hezbollah ou Hamas, non seulement intermédiaires, mais surtout commandités, financés, armés et entraînés par ces pays. Il est vrai qu'à leur budget s'ajoutent de copieuses aides financière des pays libres, sous couvert d'humanitarisme.
Si un chien féroce est lancé, il faut pour se protéger l'abattre; mais dès que celui qui l'a lancé est identifié, à ce moment-là, c'est lui qu'il faut éliminer, avant qu'il ne libère d'autres chiens.
A partir du moment où les commanditaires responsables des agissements des groupes terroristes basés à Gaza et au Liban s'avèrent n'être autres que la Syrie et l'Iran, c'est à ces derniers qu'il faut s'attaquer. Pendant la deuxième guerre du Liban, des missiles non conventionnels étaient acheminés de l'Iran par camions qui transitaient par la Syrie. Cela s'apparente aux jeux électroniques où le joueur doit intercepter des assiettes jetées en l'air par un individu pour éviter qu'elles ne se cassent, alors qu'il serait plus logique de le neutraliser. De la même façon qu'on peut refuser le principe du jeu imposé par le fabricant, on peut refuser ce jeu quand il se transforme en réalité meurtrière et faire comprendre qu'il ne sera pas accepté.
Il arrive que celui qui sert d'homme de mains se sente menacé à son tour, quand il commence à prendre trop d'importance; dans ce cas, il appliquera, à son échelle, selon la théorie des fractales, les mêmes méthodes: il opérera sous un autre nom: et, comme la Syrie ou l'Iran qui portent atteinte à Israël sous le nom de Hamas, le Hamas, craignant pour ses têtes, poursuit exactement les mêmes bombardements contre les civils et enfants de Sdérot sous le nom de Djihad. Le problème, c'est que beaucoup se laissent berner ou font mine de se laisser berner. D'aucun déclarent que le Hamas n'entrera pas en conflit avec le Djihad en essayant de les empêcher de poursuivre leurs bombardements.
Cette tactique n'est pas nouvelle puisqu'elle avait déjà été utilisée dans la période des tueries antisémites rendues possibles par les accords d'Oslo: le gouvernement israélien a même aidé l'OLP en le plaignant de voir son image ternie par des ennemis de la paix impossible à museler. Les politiciens, "diplomates", sont allés jusqu'à affirmer qu'il fallait surtout ne pas leur donner satisfaction en leur permettant de torpiller le processus de paix (sic).
Il est déplorable qu'Israël accepte les règles de ce jeu puéril et dangereux à l'échelle d'une nation du "c'est pas moi, c'est lui"! Il aurait tout à gagner en appliquant cette autre règle: "si ce n'est toi, c'est donc ton frère, ou plutôt ton grand frère", avec tout ce qu'elle sous-entend, car, si l'Iran n'utilise pas directement des missiles pouvant porter de chez lui jusqu'à chez nous, c'est qu'il a tout simplement compris qu'Israël accepte de se conformer à ce jeu stupide, et sachant qu'une agression directe impliquerait l'application de la règle plus ancienne explicitée plus haut dans ces lignes.
Donc, si quelqu'un connait ici Olmert-Mortel personnellement, qu'il lui propose de ma part cet autre jeu: chaque fois qu'un missile de fabrication ou licence iranienne tombe chez nous, ou chaque fois qu'une bombe est catapultée par un maudit entrainé là-bas, le gouvernement israélien considérera qu'elle aura été tirée directement depuis l'Iran. C'est uniquement en appliquant ce règlement que le calme reviendra sur la région et ce n'est qu'avec une conquête expansionniste sans retour que l'avènement de la paix deviendra réel.
Yéochoua Sultan, traductions (yeochouasultan91@gmail.com).